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Journée Internationale des droits de l'enfant

En ce moment, partout en Belgique, les enfants font des vœux. Ils rêvent d’un vélo tout neuf, du dernier jeu vidéo ou d’une poupée à câliner la nuit. Ils écrivent leurs listes au Père Noël, lui chuchotant leurs espoirs à l’oreille.

En cette période de fête, nous souhaiterions vous parler des vœux que nous chuchotent à l’oreille les enfants dont nous nous occupons. Voyez-vous, ils n’ont jamais pu chuchoter leurs plus grands espoirs au Père Noël, car là d’où ils viennent… il n’y a pas de place pour la magie, le rêve et les lumières de Noël.

Nos enfants grandissent dans les bidonvilles des villes surpeuplées. Ils dorment sous les ponts, dans des coins sombres, couverts de bâches en plastique. D’autres vivent très isolés dans la montagne à plusieurs heures de marche de toute forme de civilisation.

Ils ne sont pas à l’abri des intempéries. Ils dorment au milieu des typhons et des tempêtes tropicales, où le vent souffle régulièrement leur cabane ; l’eau se déversant par les fissures et les trous dans le toit. Et pire encore, ils ne sont pas à l’abri des personnes qui veulent leur faire du mal au milieu de la nuit. Sécuriser leur abri a un coût qu’ils ne peuvent s’offrir.

Il n’y a de place pour eux nulle part. Ce sont les enfants de la pauvreté. Personne ne se soucie d’eux.

Nombreux d’entre eux sont orphelins. Ils n’ont nulle part où aller et risquent à tout moment d’être enrôlés par des gangs malfaisants.

Pourtant, lorsqu’ils s’autorisent à rêver, ils partagent généralement le même rêve : étudier pour pouvoir changer de vie, pour pouvoir vivre dignement. Ils rêvent d’un endroit sûr pour vivre.

Ils rêvent d’une vie meilleure. Et ils savent que l’éducation est leur seul moyen de changer de vie.

Aujourd’hui, ce sont plus de 20.000 enfants qui ont trouvé un refuge dans nos Villages. Ils y reçoivent une éducation secondaire et une formation professionnelle gratuites, trois repas équilibrés par jour, des soins de santé ainsi que des vêtements et des chaussures. Tous les enfants scolarisés dans nos Villages y vivent en internat afin de leur assurer des conditions d’apprentissage optimales.

Une convention et des droits

La Convention Internationale des Droits de l'Enfant a été adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989. Elle a été ratifiée par 191 pays sur 193. Seuls la Somalie et les États Unis ont refusé de s'engager.  La Convention relative aux droits de l’enfant explique qui sont les enfants, quels sont leurs droits et quelles sont les responsabilités des gouvernements en ce qui les concerne. Tous ces droits sont liés entre eux, sont aussi importants les uns que les autres et ne peuvent être retirés aux enfants.

La promotion et le respect des Droits de l'Enfant ne doit pas rester un simple idéal, mais doit devenir une réalité au quotidien, que soient enfin reconnus les droits essentiels de l'enfant : droit à la protection, droit à la santé, droit au développement harmonieux, droit à la culture, droit à l'éducation.

Chaque enfant scolarisé dans nos Villages y trouve un endroit sûr ou vivre et évoluer en toute sécurité.  Ils y reçoivent trois repas équilibrés ainsi que des soins de santé.  En leur offrant de bonnes conditions de vie, nous leur permettons de suivre un enseignement secondaire général ainsi qu’une formation professionnelle adaptée aux besoins économiques régionaux.  Grâce aux acquis et à la formation acquise dans nos Villages, ils accèderont à un bon travail et pourront subvenir aux besoins de leur famille et de leur communauté dès leur diplôme en poche.