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URGENCE CORONAVIRUS : Stocks de nourriture affectés

Alors que nous luttons tous contre la pandémie du coronavirus, les Sœurs de Marie travaillent dur pour protéger les enfants dont nous avons la charge. Ces enfants viennent de certaines des régions les plus pauvres du monde.  Sans vous, ils n’auraient pas accès aux produits de première nécessité.

Pour assurer la sécurité de nos enfants pendant cette crise, et à la demande des gouvernements locaux, les garçons et les filles restent dans nos écoles, fermées aux visiteurs et protégées de toute exposition. 

Puisqu’aucun employé extérieur n’est autorisé à entrer dans nos Villages, les activités quotidiennes doivent être assurées par les Sœurs et les élèves. Ainsi, les Sœurs et les enfants confectionnent les repas ensemble et le programme scolaire est maintenu grâce aux élèves qui enseignent leur matière favorite aux années inférieures sur base des cours transmis par email par nos enseignants.

Au travers de la crise sanitaire mondiale du coronavirus, la principale inquiétude pour nos Villages et nos enfants est le prix et la disponibilité de la nourriture.  Nos enfants ont tous souffert de la faim avant d’intégrer nos Villages.  Il est très important de maintenir un approvisionnement suffisant de nourriture pour satisfaire les besoins alimentaires de nos 20.000 enfants à travers le monde. Imaginez-vous, 60.000 repas à servir par jour ?

Il y a de graves pénuries et chaque jour, nos livraisons de nourriture, en particulier des denrées de base essentielles comme le riz et les haricots, sont de moins en moins nombreuses et tellement plus chères ! Notre budget consacré à l’alimentation des enfants augmente chaque jour un peu plus.

L’accès à une nourriture équilibrée dans des quantités suffisantes pour nourrir tous nos enfants est en tout temps une priorité et un défi.  

Certains de nos enfants viennent de villages ruraux remplis de poussière et n’ont pas accès à l’eau. D’autres viennent de districts urbains remplis de criminalité. Mais il y a une chose que ces enfants ont en commun : avant d’entrer dans nos Villages, ils n’avaient connu que la pauvreté et la faim.  

La pauvreté dans laquelle nos enfants ont grandi les forçait à travailler pour aider leur famille. Ils s’usaient la santé pour quelques centimes qui calmaient la faim l’espace de quelques heures. Certains trouvaient en eux la force - malgré la faim et la malnutrition - de travailler tout en allant à l’école primaire.

La majorité de nos enfants arrivent dans nos Villages dans un état de malnutrition plus ou moins grave. En leur offrant trois repas équilibrés par jour ainsi que des compléments alimentaires, ces enfants guérissent de la malnutrition et excellent à l’école.

Ils savent que seule l’éducation peut leur permettre de tourner le dos à la pauvreté. Pour tous ces enfants, l’école secondaire était un rêve inaccessible. Les frais liés à l’école secondaire ne peuvent pas être assumés par leur famille. Par la scolarisation dans nos Villages ils bénéficient d’un enseignement secondaire de qualité, d’une formation professionnelle, d’un logement sécurisé et d’une alimentation équilibrée sans que ça représente une charge financière pour leurs familles.

En raison de la crise sanitaire actuelle, les prix des aliments de première nécessité comme le riz ou les haricots, ont considérablement augmenté. Et cette augmentation des prix menace notre capacité à offrir trois repas équilibrés par jour à chacun de nos enfants.